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  • La presse doit être libre et indépendante », et elle doit se financer seule, « et non par l’argent de nos impôts », a affirmé, lors du conseil municipal du 9 avril, l’ancien député de l’Aude, vigneron de son métier.

    […]

    La Dépêche du Midi a immédiatement répondu, sous la plume de son journaliste local Pierre Mathis. « Il ne s’agit en rien d’une quelconque subvention ou aide directe au journal, mais bien d’achats de prestations », écrit-il le 10 avril dans ses colonnes. Avant de préciser que : « 37 350 euros payés par le pôle culturel rémunèrent un plan de communication destiné à attirer un public régional au festival de Carcassonne ».

    Marrant (enfin, vous me comprenez), l’argument “la presse ne doit pas survivre grâce à nos impôts” je le faisais quand j’avais 18 ans et que j’étais edgy. Avant que j’ai conscience que dans les alternatives, il y a “balancer plein de pubs (et donc pousser à la consomation)” et “se faire racheter par un milliardaire (et pousser un agenda politique sûrement pas jojo)”.



  • Parce que d’autres régions ne peuvent pas se payer une MAIA, on devrait abandonner nos personnes agés ?

    on y trouve beaucoup de droits avantageant les ouvriers/employés, le droit, la justice (pas de tribunal de commerce) et une sécurité sociale qui est franchement mieux foutue ([…] elle gagne de l’argent contrairement au régime général).

    Je comprends l’idée, mais y’a une partie de moi qui se demande quand même (et ça rejoint mon message de mise à plat) : si c’est mieux le particularisme alsacien, pourquoi ne pas le propager ailleurs ? Là l’impression que ça me donne c’est “on est très bien entre nous, laissez-nous tranquille”, alors que j’espérerais : “arrêtez vos âneries et faites comme nous c’est bien mieux”.

    Je vois également cela comme un moyen de rapprocher les champenois/ardennais de leur capitale de région ; Strasbourg est tout à l’opposé d’eux.

    Je te rejoins là-dessus, mais ça peut aussi se justifier pour des régions comme la Nouvelle Aquitaine (et je reviens donc encore sur ma mise à plat).


  • Cette réorganisation, qui fait passer le nombre de régions de 22 à 13, avait suscité des discussions enflammées de Strasbourg à Mulhouse. Pour les promoteurs de la PPL, le « désir d’Alsace » n’a cessé de s’exprimer depuis au sein de la population alsacienne. « La majorité est favorable à cette proposition de loi, les sondages le montrent », rappelle l’ancien magistrat Jean-Marie Woehrling, président de l’Institut du droit local alsacien-mosellan, qui soutient lui-même le texte.

    […]

    Face aux réserves sur le sujet, le parlementaire défend « l’idée de différenciation ». « Notre pays a de très grandes spécificités territoriales, des histoires et des cultures différentes, et donc accepter l’idée que notre République soit un peu différenciée, cela a du sens,poursuit-il. Aujourd’hui,la métropole de Lyon, la Corse et Paris ont un statut particulier. Ce n’est pas du tout une remise en question des régions et des grandes régions. »

    J’ajoute aussi des extraits d’un article du Monde :

    L’historienne Marie-Claire Vitoux, installée à Mulhouse (Haut-Rhin), suit depuis des années cette fièvre régionaliste, et les débats parfois houleux qui opposent les spécialistes de l’histoire locale, les tendances radicales de certains remontent bien avant la loi NOTRe [Nouvelle organisation territoriale de la République] de 2016, qui avait abouti à un redécoupage des régions. « Il y a un mouvement régionaliste qui a développé une vision ethnicisante de l’Alsace, comme si l’Alsace avait existé de toute éternité. Ce que j’appelle une invention de l’“alsacianité”. » Un fragment de ce mouvement flirte avec l’extrême droite, rappelle-t-elle.

    […]

    Des arguments de simplification et d’économies sont aussi mis en avant depuis plusieurs années. Le Club Perspectives alsaciennes, un groupe de réflexion et de pression engagé pour la sortie de l’Alsace du Grand-Est, a publié en 2025 une étude de l’économiste Jean-Philippe Atzenhoffer qui chiffre à 98 millions d’euros les économies qui seraient induites par la création d’une région Alsace.

    Je n’ai pas vraiment de position franche sur le sujet, je ne suis pas vraiment concerné mais de ce que j’en pense :

    • Le particularisme alsacien me semble un argument bien faible. Le coup du traumatisme de 1918, y’a plus grand monde pour le raconter…
    • Dans ce genre de réorg’ (que ce soit au niveau des régions, d’une entreprise, etc.) je trouve qu’il manque toujours la même chose : qu’est-ce que ça va permettre qui n’est pas possible aujourd’hui ? J’ai du mal à voir d’où viennent les économies (sauf à virer des élus) et je ne vois pas quels projets sont impossible avec l’organisation actuelle.
    • A défaut de faire justement un cas particulier pour l’Alscace, on pourrait imaginer une réorg’ complète du territoire plutôt que de faire des spécificités pour chacun : la Métropole de Lyon est une intercommunalité glorifiée dont on élie les membres par exemple. Est-ce qu’on aurait pas intérêt de tout mettre à plat (ce qui avait notamment été engagé par la réforme PLM).


  • Morceaux choisis :

    L’université de philologie, la société internationale, les 200 universités membres, le mode de désignation du vainqueur, l’analogie avec le Nobel, le palmarès, Umberto Eco : tous les éléments de la supercherie sont distillés dans ces trois articles élogieux signés de la même journaliste, alors en poste à la locale de Montbéliard.

    « Je le connaissais, je l’avais déjà interviewé, c’était quelqu’un d’identifié. J’ai lu ses livres, c’est un peu aride mais ça se tient. Je n’ai pas été vigilante, mais il n’y avait pas lieu de l’être, tu n’imagines pas que quelqu’un invente un truc pareil, se souvient, un peu embêtée, Sophie Dougnac, première d’une longue liste à s’être fait berner par Montaclair. Je me rappelle être allée sur le site de la société internationale de philologie et avoir regardé la médaille d’or, tout me semblait normal. »

    […]

    Mais voilà, après se l’être attribuée, Florent Montaclair se met en tête de décerner la médaille à d’autres. Pour lui succéder au palmarès en 2017, il choisit, en toute simplicité, Noam Chomsky. Et ça marche. L’histoire ne dit pas (encore) comment Florent Montaclair a réussi à embobiner le grand penseur et linguiste américain, toujours est-il que, le 30 novembre 2016, Noam Chomsky, alors âgé de 87 ans, débarque à Paris.

    […]

    Vient le moment d’attribuer la médaille d’or de philologie pour l’année 2018. Le choix de Florent Montaclair se porte sur un académicien roumain de 85 ans, Eugen Simion. C’est là que les choses dérapent.

    Car, de l’autre côté des Carpates, la nouvelle prend vite de l’ampleur : un intellectuel roumain récompensé par l’équivalent du Nobel ? Quelle fierté ! L’information est reprise sans la moindre vérification par une partie de la presse nationale. Mais elle laisse perplexes les jeunes journalistes de Scena9, un média culturel pointu et visiblement plus scrupuleux que la concurrence. Ils s’interrogent sur cette médaille d’or de philologie dont ils n’avaient jamais entendu parler.


    De l’importance de vérifier ses sources !





  • C’est Cegedim qui s’est fait troué, leur communiqué est affligeant :

    Conformément à nos obligations légales, nous avons procédé à l’ensemble des démarches réglementaires, notamment la notification auprès de la CNIL et le dépôt de plainte auprès du procureur de la République.

    Sauf que non, ils doivent aussi notifier les personnes touchées par la fuite, ce qui n’a pas été fait puisque l’on découvre la fuite aujourd’hui via France Info alors qu’elle date de fin 2025 (donc il y a 2 mois).

    Particulièrement attaché à la souveraineté et à la sécurité des données, Cegedim déplore cette situation et a pleinement conscience du désagrément que cet incident peut susciter

    Vos données qui fuitent est un désagrément, rien de bien grave, du même niveau qu’un retard SNCF.

    On attend l’amende record de la CNIL (25 millions max) /s



  • La Croix ne mentionnent pas un angle qui les concerne : le travail des institutions religieuses, paticulièrement évangélistes et pentecôtistes. Curieux :)

    Oui c’est certain que ça manque d’autocritique. Après La Croix c’est l’aile gauche du catholiscisme français, on peut se réjouir que ça fasse un contre poids à la machine Bolloréenne pour une partie de la population chrétienne (et je t’accorde que c’est pas parfait, je viens de relire quelques archives de 2013, on n’était pas sur du progressisme fringant…).

    les normes sexuelles coloniales vont être incorpoorées à une politique de résistance symbolique à l’occident

    Oui c’est assez “marrant” de voir que résister à l’occident aujourd’hui, c’est revenir en partie à ce que l’occident a imposé il y a une centaine d’années (et à ce que certains chefs d’état occidentaux proposent actuellement, Trump en tête).









  • La qualité des photos c’est celles d’une Arashi / Insta360, ça fait du 8K panoramique pour 500€ d’investissement. Pour 100€ de plus, la télécommande (nécessaire pour déclencher les photos sur le toit de la voiture) vient avec GPS intégré, ça rajoute automatiquement le géotaguage aux images. Reste plus qu’à mettre en ligne les photos sur Panoramax, qui s’occupe du reste.

    Déjà non, la capture ça ne se limite pas à une caméra Arashi + du GPS. Si on veut quelque chose de qualitatif, ça ne suffira pas (sinon ça ferait longtemps que les Ladybug ne se vendraient plus). Le GPS seul ne va pas suffire, dans certains cas il faudra accoler une centrale inertielle pour avoir un positionnement précis. La taille des capteurs comptent aussi. Si je veux faire une analogie, c’est comme dire qu’un iPhone suffit largement par rapport à un reflex haut de gamme. Je réponds que ça dépend de l’utilisation qu’on veut en faire. Par exemple, une Insta360 va te livrer une image pano déjà stitché. Le système utilisé par la Côte d’Or (et globalement toutes les acquisitions mobiles de qualité), c’est 5 caméras minimum (un cube sans le bas). Le but c’est d’avoir la donnée brute qui puisse être ensuite stitchée (pour Panoramax par exemple) mais aussi pour d’autres applications : photogrammétrie par exemple. Et c’est d’une qualité bien meilleure (sinon on s’emmerderait pas).

    En plus du système brut s’ajoute le coût de l’acquisition et de ces contraintes (on ne va pas rouler quand il pleut) et le coût de traitement, à la fois pour l’image mais aussi pour le GIS. Par exemple je sais que pour la Côte d’Or il passe par Esri en partie pour la consommation des données - sûrement que c’est ce qu’utilise à la base le département, difficile de savoir.

    Bref, ça ne coûte pas que 600€, sinon ça ferait des plombes qu’HereWeGo aurait commencé à photographier les principales villes d’Europe.

    Dans quel monde quitter yahoo/gmail pour du souverain ça nécessite d’investir 5 millions d’argent public dans un micro datacenter géré par une startup douteuse ?

    Sur ce point je te rejoins, mais ça dépend aussi de ce qu’il y a dans le package à 5 millions. Si c’est un contrat sur 10 ans avec le support compris, ça peut avoir du sens. Mais oui, finalement en lisant plus en profondeur ça n’a pas l’air aussi bien que ce que l’article décrivait au début.


  • tu penses que le département est un fer de lance du souverain parce qu’il a mis des webcam 360 sur une voiture en utilisant un projet tiers

    beh oui ? Vu que les autres ne le font pas vraiment, c’est le fer de lance. Ça ne veut pas dire que le fer de lance il est en acier carbone, c’est peut-être de l’étain, mais il n’y a pas des masses d’autres départements qui participent à l’effort (La Manche peut être cité avec des photos bonnes qualités, mais par exemple la métropole du Havre la résolution est grossière).

    Parce que c’est bien joli de dire qu’il suffit d’un vélo et d’une caméra 360° pour faire du panoramax, mais d’une part la qualité est médiocre, la géolocalisation est approximative et la couverture faible. Avoir une instance publique qui s’attaque au problème, c’est malheureusement le mieux qu’on puisse espérer aujourd’hui. Si demain ça permet l’émergence sur cartes.gouv.fr, sur cartes.app, etc, d’un streetview digne de ce nom, ça serait chouette et pour le moment on en est loin. Mais ça ne va pas se faire en un jour.

    tu as “du mal à te prononcer” ?

    C’est parce que contrairement à Côte d’Or Map où j’ai eu le temps de voir les données et d’analyser un peu leur qualité, je suis moins à même à me prononcer pour quelques choses comme Polycloud. Je suis d’accord, la partie IA pue le bullshit.

    Mais on peut aussi se réjouir de vouloir arrêter d’avoir des adresses emails en yahoo.fr et gmail.com pour des services publiques, et que ce soit stocker localement en Côte d’Or. Est-ce que ça serait mieux sur la Dinum prenait ce problème à bras le corps, élaborait une stratégie sur ce sujet, avec appels d’offres et suivi de la mise en place ? Assurément oui. Mais ça n’est pas prêt d’arriver malheureusement.





  • Les contrats les plus anciens arrivants progressivement à échéance, les concessions devraient normalement êtres remises en concurrence, ce que la France refuse.

    Ok ça c’est un move de bâtards. Je comprends que certains ne soient pas contents.

    L’État devra racheter les concessions et indemniser les exploitants, charge à eux de s’acquitter ensuite d’un droit d’occupation, pour 70 ans.

    Heu, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, si ? Je ne comprends jamais ce genre de décisions, personne n’a forcé les exploitants à s’occuper des concessions.

    La proposition de loi fixe ainsi un objectif d’au moins 40 % des capacités hydroélectriques qui devraient être mises aux enchères, avec un volume fixé pour EDF à 6 gigawatts les dix premières années.

    Une fois encore : on n’empêche personne de construire un barrage. C’est ça l’ouverture à la concurrence. Pas forcer la vente d’électricité de la part d’un producteur.